Non à la destruction du système de remplacement
Dans les Côtes-d’Armor, l’administration a pris à la rentrée de septembre la décision suivante : le versement de l’indemnité de sujétion spéciale de remplacement (ISSR) est revue à la baisse de façon drastique.
Ainsi, les remplaçants toucheront désormais l’ISSR :
pour les remplacements de collègues absents de l’école (arrêt maladie, formation...), donc pas d’ISSR pour une aide école, une aide à la direction sur école de moins de 3 classes ou pour un collègue en équipe éducative.
En lieu et place, ils auront droit à un remboursement de leurs frais de déplacement sur la base du tarif SNCF 2ème classe et un panier repas à partir de leur école de rattachement ou de leur domicile.
pour des remplacements dans une école située hors de leur commune de rattachement ou agglomération ou communautés de communes.
Or, l’ISSR n’est pas uniquement un remboursement de frais kilométriques. C’est aussi une indemnité qui compense la pénibilité liée à la fonction de remplaçant.
Lorsqu’un remplaçant est envoyé en aide sur une école, le remboursement des frais de déplacement n’est effectif que pour une commune non limitrophe de la commune de rattachement.
Par exemple, si le remplaçant rattaché à l’école de Lamballe Trégomar a pour ordre de mission d’aider l’école de Pléneuf-Val-André en prenant une classe, il ne percevra rien alors que la distance entre les deux écoles est de 20 kilomètres. Il fait pourtant exactement le même travail que s’il remplaçait un collègue absent ; dans ce cas, il perçoit 24,66 € d’ISSR.
Les longs remplacements à l’année complète qui jusqu’alors ne donnaient pas droit à l’ISSR rentreront dans ce dispositif.
Rappelons-nous ce qu’il advint des collègues en réseau d’aide. Comme ils ne pouvaient plus être remboursés de leurs frais de déplacement, l’administration les met devant le choix de rouler à leurs frais ou de ne plus se déplacer. C’était le prélude au développement des réseaux incomplets, à la disparition des réseaux eux-mêmes.
C’est bien le système de remplacement qui est attaqué. Depuis la rentrée 2019, la situation du remplacement est depuis la critique. En effet, l’administration nous a informés que nous étions en la veille de rentrée « à l’équilibre » (autant de collègues que de postes attribués au département). Aucune Mise à Disposition ne serait donc affectée dans les circonscriptions. Certaines circonscriptions sont donc d’ores et déjà en déficit.
C’est inadmissible ! Ne nous laissons pas faire !
Organisons-nous, collègues, remplaçants, adjoints et directeurs pour lutter contre ces nouvelles dispositions qui à terme visent à supprimer les remplaçants et à obliger les équipes des écoles à être leur propre recours en cas d’absence de collègue.
Nous discuterons de la situation, des revendications à faire valoir, des éventuelles initiatives à prendre.