Les résultats des promotions à la hors classe viennent d’être publiés sur i-prof (*).
Rappelons que l’arbitraire commence par l’appréciation donnée lors du rendez-vous de carrière. Les collègues qui n’ont pas eu le 3e rdv sont bien placés pour le savoir, une personne avec 19,5 de note s’est retrouvée avec l’appréciation "satisfaisant", et pour une même note de 17,5, les collègues étaient soit "à consolider", soit "satisfaisant, ou encore "très satisfaisant", voire même "excellent", tous les cas de figure existaient.
L’étude de la liste des promus permet de constater que les 138 premiers promus le sont au barème (basé sur l’appréciation et sur l’ancienneté parmi les promouvables).
Vous pouvez consulter la page 7 du journal spécial PPCR, pour prendre connaissance des règles de passage à la hors classe.
Les 14 collègues suivants, contrairement aux années passées, ne sont pas que des collègues que le DASEN repêche pour les faire passer à la hors classe avant leur départ à la retraite.
D’une part, la promesse d’un passage pour tous à la hors classe n’est pas possible pour nombre de collègues ex-instituteurs, et le DASEN en tient compte pour des personnes bientôt retraitables.
Mais d’autre part, le direction académique accorde le passage à la hors classe à des collègues qui n’ont pas le barème, et qui ne sont pas retraitables.
Bref, le fait de donner l’appréciation "excellent" qui octroie le droit de passer deux ans plus tôt à la hors classe que l’appréciation "très satisfaisant", elle-même permettant de passer deux ans plus tôt que l’appréciation "satisfaisant", elle-même permettant de passer deux ans plus tôt que l’appréciation "à consolider" (donc jusqu’à 6 ans d’écart), cela ne suffit pas au DASEN.
Il décide qu’il y a des collègues qui méritent d’être promus hors barème.
Bien entendu, ces collègues ne sont pas responsables de la décision du DASEN. L’arbitraire n’est pas de leur fait, mais bien de notre hiérarchie, du système d’évaluation PPCR, et du fait que les barèmes ne sont qu’indicatifs pour un directeur académique.
Le DASEN pense agir en toute impunité car les CAPD promotions, où toutes les règles étaient appliquées sous le regard d’élus du personnel, sont supprimées par la loi de transformation de la fonction publique. Le même processus est malheureusement à l’oeuvre pour toutes les opérations de mouvement.
Encore une fois, FO se félicite de ne pas avoir signé le protocole Parcours Professionnel Carrières et Rémunérations, qui concerne toute la Fonction publique. Il a été rejeté par FO, la CGT et Solidaires, mais signé par CFDT, UNSA, FSU, CFTC, CGC, FA-FPT.
Le SNUDI-FO revendique l’abrogation du décret du 5 mai 2017 qui institue le règne du mérite individuel et de l’arbitraire, et l’abandon du protocole PPCR qui en est à l’origine !
Il revendique également l’abrogation de la loi n° 2019-828 du 6 août 2019 dite "loi de transformation de la fonction publique", et exige notamment le rétablissement de toutes les prérogatives des CAPD, permettant le retour à la transparence des opérations de promotion et de mouvement.
Il revendique l’augmentation générale des salaires, afin de redonner le pouvoir d’achat du 1er janvier 2000 à tous les fonctionnaires : pour compenser les trois mois de salaire volés chaque année, hausse de 25,2% de la valeur du point d’indice. Retrait du Pacte !
(*) Seuls les promouvables (collègues appartenant à la classe normale, à partir de la 2e année du 9e échelon), peuvent consulter ces résultats sur i-prof.